loudtest

Tout, rien, n'importe quoi en essais ... (-18)
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 bojan

Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin
avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 18/03/2018

MessageSujet: bojan   Ven 12 Oct - 11:02

Je me réveille dans ce grand lit et automatiquement, ma main droite te cherche à coté de moi. J’ai ce besoin de te toucher, de sentir ta chaleur mais, tu n’es plus là. Je ne peux sentir que le grain d’une feuille de papier. Je l’attrape et le pose machinalement sur la table de chevet, mes yeux sont encore collés par le sommeil bien que le soleil transperce déjà les rideaux de la chambre. Pourtant, il ne réchauffe pas ta place, elle est restée de glace. Mon cœur se serre, je viens de me retourner sur le dos, je dors comme un nouveau-né sur le ventre, ma main vient de passer sur mon visage, geste machinal par excellence. Rituel dont je ne me déferai jamais. Je n’ose encore ouvrir les yeux, j’ai peur de voir la vérité. Tu n’es plus là, toi qui m’as redonné vie ce soir-là.

Tu étais arrivée dans ce bar où j’avais mes habitudes, habillée comme un ange dans ta robe blanche digne d’un ange. Tu t’étais moquée dans un premier temps de mon air bourru, tu avais tapoté mon visage et caressé de tes fins doigts mes tempes avant de venir m’embrasser, imprégner mes poumons de ce souffle de vie dont ils manquaient cruellement. Mon palpitant que je croyais éteint depuis la mort de mon épouse à la suite d’une pénible maladie, c’était remis à battre pour toi. Tu disais te prénommer Mariah et je te croyais. Ces sentiments que je pensais enterrés avec Eva avaient été réactivé en ta présence. Moi qui ne me croyais ne plus être capable d’aimer, je m’étais trompé. Je voulais te protéger, te toucher, t’embrasser toi la princesse aux cheveux cuivrés. Petite tornade dans ma vie, je ne faisais que te chercher, t’appeler avant que tu ne viennes écouter mon désespoir, penser mes plaies. Je te racontais ma rencontre avec Eva, un après-midi dans aux urgences alors que mon petit frère venait de se casser le bras avec ses conneries d’ados. Cet abruti voulait faire une cascade en roller et avait raté son coup pour se fracasser sur la rampe de ride. J’avais dû me casser de mon chantier pour aller faire des radios avec lui … Elle, elle venait voir sa mère qui venait d’être transportée à cause d’une crise d’épilepsie. Nous avions manqué de nous rentrer dedans alors que je me relevais d’avoir attrapé une canette de soda pour Frank. Mon regard s’était posé en premier sur sa poitrine avant son visage doux. Quelques banalités avaient été échangées avant qu’elle ne me donne d’elle-même son numéro de téléphone écrit à même ma paume avec un sourire gêné car pressée. Tu avais pris aussi connaissance du reste de notre vie ensemble, de notre mariage, de sa maladie que nous avions appris la connaissance après un banal examen médical au jour de sa mort sur son lit d’hôpital. Les médecins m’y avaient préparé un peu froidement mais qui étais-je pour leur apprendre une manière d’annoncer de telles choses ? Personne ! La vengeance ? Pourquoi ? Les médecins avaient fait tout ce qu’ils avaient pu avec les moyens médicaux et humains dont ils avaient disposé. Auraient-ils pu la sauver aujourd’hui ? Je n’en sais rien et je ne souhaite pas y penser, la simple mémoire d’Eva me rend triste encore aujourd’hui …

Au début, tu chevauchais ma carcasse presque inerte même si je bandais déjà énormément pour toi, la petite étudiante au corps frêle. Tu me reconstruisais, l’épave redevenait homme petit à petit. En quelques mois à peine, tu y arrivais ou presque, tu savais que certaines choses ne guérissaient pas si facilement que cela. J’avais pris le gout de venir te chercher au travail, te déranger et te distraire alors que tu avais le nez plongé dans tes livres pour tes études. Tu m’entrainais dans Prague comme s’il s’agissait de ta ville alors que tu savais très bien que ton petit accent me faisait craquer.

Une étreinte hier soir, longue passionnée comme tu m’en avais fait retrouver l’habitude, pas un coup d’un soir au détour d’une ruelle sombre avec une nana plaquée contre le mur pour que je ne puisse pas croiser son regard afin de ne pas penser à Eva. Dans tes yeux, j’avais pu enfin replonger mes iris en baisant, en te baisant. Plus rien, la fatigue d’une longue journée à souder m’avait emporté dans les limbes du pays d’Hypnos dieu du sommeil.

Mes paupières se sont finalement ouvertes, j’ai regardé les quelques mots que tu as griffonnés sur la page blanche pliée avec soin et qui porte encore légèrement encore ton odeur. Pourquoi m’as-tu fait cela à ton tour ? La rage au ventre, je me lève, jette nonchalamment ton mot sur le matelas, je suis décidé à te retrouver pour avoir une explication que je pense mériter. Mon cœur bat pour toi. Je ne sais pas si je dois t’aimer ou te haïr ! Seules tes paroles pourront me guider dans ma décision mais par où commencer ? Je dois déjà passer un boxer, un jeans et un t-shirt avant mes bottines et tenter de te retrouver. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir après tout …
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://loudtest.forumactif.com
Admin
Admin
avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 18/03/2018

MessageSujet: Re: bojan   Ven 12 Oct - 12:15

Je me réveille dans ce grand lit et automatiquement, ma main droite te cherche à coté de moi. J’ai encore ce besoin de te toucher, de sentir ta chaleur mais, tu n’es plus là. Je ne peux sentir que le grain d’une feuille de papier que tu m’as laissé. Je l’attrape et le pose machinalement sur la table de chevet, mes yeux sont encore collés par le sommeil bien que le soleil transperce déjà les rideaux de la chambre. Pourtant, il ne réchauffe pas ta place, elle est restée de glace. Mon cœur se serre, je viens de me retourner sur le dos, je dors comme un nouveau-né sur le ventre, ma main vient de passer sur mon visage, geste machinal par excellence. Rituel dont je ne me déferai jamais. Je n’ose encore ouvrir les yeux, j’ai peur de voir la vérité. Tu n’es plus là, toi qui m’as redonné vie un soir où cela n’allait de nouveau pas ...

Les iris plongées dans ce verre de whisky rempli déjà pour la cinquième, je repensais à ma rencontre avec Eva, un après-midi dans aux urgences alors que mon petit frère venait de se casser le bras avec ses conneries d’ados. Cet abruti voulait faire une cascade en roller et avait raté son coup pour se fracasser sur la rampe de ride. J’avais dû me casser de mon chantier pour aller faire des radios avec lui … Elle, elle venait voir sa mère qui venait d’être transportée à cause d’une crise d’épilepsie. Nous avions manqué de nous rentrer dedans alors que je me relevais d’avoir attrapé une canette de soda pour Frank. Mon regard s’était posé en premier sur sa poitrine avant son visage doux. Quelques banalités avaient été échangées avant qu’elle ne me donne d’elle-même son numéro de téléphone écrit à même ma paume avec un sourire gêné car pressée. Tu avais pris aussi connaissance du reste de notre vie ensemble, de notre mariage, de sa maladie que nous avions appris la connaissance après un banal examen médical au jour de sa mort sur son lit d’hôpital. Les médecins m’y avaient préparé un peu froidement mais qui étais-je pour leur apprendre une manière d’annoncer de telles choses ? Personne ! La vengeance ? Pourquoi ? Les médecins avaient fait tout ce qu’ils avaient pu avec les moyens médicaux et humains dont ils avaient disposé. Auraient-ils pu la sauver aujourd’hui ? Je n’en sais rien et je ne souhaite pas y penser.

La descente a continué, je me suis éloigné de mes proches, du jour au lendemain, j’avais cessé de parler à mes frères et sœurs, j’avais envoyé chier ma mère pour une raison à la con. Une histoire de papier sans doute, mon cerveau se déconnectait petit à petit. Le sens que des responsabilités que j’avais dû acquérir très jeune -après le départ de mon connard de père pour une nana plus jeune-, étaient foutue le camp elles aussi. Je sortais de plus en plus, m’accrochais avec des mecs pour un oui ou pour un non. Les derniers en date ? Deux supporters de foot qui gueulaient un peu trop à mon gout. Je leur avais jeté mon verre en pleine face du plus chauve des deux, cela s’était terminé par une baston sur le parking. Une face tuméfiée, une lèvre ouverte pour moi, eux un plus sale état, je pense car, je n’ai plus recroisé leur chemin depuis. J’étais devenu un robot, montrant que mon cœur n’était fait que d’acier, baisant des putains face contre le mur pour ne pas croiser leur regard et ainsi qu’elles ne me fassent penser à ma douce Eva désormais au ciel …

Tu étais arrivée dans ce bar où j’avais mes habitudes, habillée comme un ange dans ta robe blanche digne d’un ange. Tu t’étais moquée dans un premier temps de mon air bourru, tu avais tapoté mon visage et caressé de tes fins doigts mes tempes avant de venir m’embrasser, imprégner mes poumons de ce souffle de vie dont ils manquaient cruellement. Mon palpitant que je croyais éteint depuis la mort de mon épouse à la suite d’une pénible maladie, c’était remis à battre pour toi. Tu disais te prénommer Mariah et je te croyais. Ces sentiments que je pensais enterrés avec Eva avaient été réactivé en ta présence. Moi qui ne me croyais ne plus être capable d’aimer, je m’étais trompé. Je voulais te protéger, te toucher, t’embrasser toi la princesse aux cheveux cuivrés. Petite tornade dans ma vie, je ne faisais que te chercher, t’appeler avant que tu ne viennes écouter mon désespoir, penser mes plaies. Tu aurais pu en avoir rapidement marre mais, tu avais tout fait pour que je regarde à nouveau la vie autrement. Il y avait le sexe évidement même si au début, tu chevauchais ma carcasse presque inerte alors que je bandais déjà énormément pour toi, la petite étudiante au corps frêle qui semblait si fragile. Il n’y avait pas que cela en vérité, on sortait énormément, tu m’entrainais dans des endroits sympas que je ne connaissais pas mais où toi tu avais le sourire, ton si joli petit sourire à me faire fondre. Tu m’entrainais dans Prague comme s’il s’agissait de ta ville alors que tu savais très bien que ton petit accent me faisait craquer. Tu avais à me reconstruire, l’épave redevenait homme. J’avais pris le gout de venir te chercher au travail, te déranger et te distraire alors que tu avais le nez plongé dans tes livres pour tes études.

Notre dernière étreinte, cette nuit-là, avait été passionnée douce mais forte aussi à la fois, je m’étais plongé à nouveau dans ton regard, le pétillement de ton regard m’avait toujours fasciné, je t’avais demandé un soir comment tu faisais et tu m’avais répondu avec un petit rictus joueur que c’était un secret. Cela m’avait amusé et je t’avais enlacé. Cela m’aurait suffi : juste m’endormir ainsi contre toi mais, la fougue nous avait encore emporté, laissant nos corps s’exprimer nous avions baisé à en perdre haleine. Nous nous étions endormis, semble-t-il heureux, laissant nos chairs se reposer.

Mes paupières se sont finalement ouvertes, j’ai de nouveau regardé les quelques mots que tu as griffonnés sur la page blanche que tu as pliée avec soin et qui porte encore légèrement encore ton odeur. Pourquoi m’as-tu fait cela à ton tour ? La rage au ventre, je me lève, jette nonchalamment ton mot sur le matelas, voilà quatre – cinq jours que tu es partie en ne me laissant que ce message. Entre-temps, je suis allé travailler, reboire un verre sans pour cela baiser la première venue comme avant, j’avais juste besoin de m’enfermer à nouveau dans ma bulle pour souffrir et réfléchir. Aujourd’hui, je suis décidé à te retrouver pour avoir une explication que je pense mériter. Tu m’as sauvé déjà une fois alors pourquoi me laisser-là comme ça ? Je veux t’aider si tu as des emmerdes, te tendre cette main comme tu l’as fait. La vie est un jeu auquel j’aime jouer, cette fois je te fixerai les règles, mes règles ! On m’a donné des pistes d’où commencer, cela sera à l’étranger ! J’ai démissionné, laissé une lettre signée et écrite de ma main à ma famille, je me suis excusé d’être devenu l’ombre de moi-même mais, il faut que je te retrouve désormais. Cela passera par Budapest ! Le billet d’avion est imprimé, le sac bouclé, un dernier aurevoir à Eva a été fait, une larme a été versée mais je sais qu’elle aurait souhaité que je le fasse juste pour savoir qui de mon cœur qui me dit de t’aimer ou de mon âme de te haïr pour m’avoir menti, a raison. L’autre grosse étape dans ce nouveau pays, sera pour moi de dénicher un chantier ou une entreprise prête à m’engager, j’ai peu de soucis à me faire pour cela, des soudeurs on en a toujours besoin. C’est sans regret que je rejoins un ami, ce dernier va me déposer à l’aéroport d’où, je décollerai dans quelques heures.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://loudtest.forumactif.com
Admin
Admin
avatar

Messages : 155
Date d'inscription : 18/03/2018

MessageSujet: Re: bojan   Ven 12 Oct - 14:34

Je me réveille dans ce grand lit et automatiquement, ma main droite te cherche à coté de moi. J’ai encore ce besoin de te toucher, de sentir ta chaleur mais, tu n’es plus là. Je ne peux sentir que le grain d’une feuille de papier que tu m’as laissé. Je l’attrape et le pose machinalement sur la table de chevet, mes yeux sont encore collés par le sommeil bien que le soleil transperce déjà les rideaux de la chambre. Pourtant, il ne réchauffe pas ta place, elle est restée de glace. Mon cœur se serre, je viens de me retourner sur le dos, je dors comme un nouveau-né sur le ventre, ma main vient de passer sur mon visage, geste machinal par excellence. Rituel dont je ne me déferai jamais. Je n’ose encore ouvrir les yeux, j’ai peur de voir la vérité. Tu n’es plus là, toi qui m’as redonné vie un soir où cela n’allait de nouveau pas ...

Les iris plongées dans ce verre de whisky rempli déjà pour la cinquième, je repensais à ma rencontre avec Eva, un après-midi dans aux urgences alors que mon petit frère venait de se casser le bras avec ses conneries d’ados. Cet abruti voulait faire une cascade en roller et avait raté son coup pour se fracasser sur la rampe de ride. J’avais dû me casser de mon chantier pour aller faire des radios avec lui … Elle, elle venait voir sa mère qui venait d’être transportée à cause d’une crise d’épilepsie. Nous avions manqué de nous rentrer dedans alors que je me relevais d’avoir attrapé une canette de soda pour Frank. Mon regard s’était posé en premier sur sa poitrine avant son visage doux. Quelques banalités avaient été échangées avant qu’elle ne me donne d’elle-même son numéro de téléphone écrit à même ma paume avec un sourire gêné car pressée. Tu avais pris aussi connaissance du reste de notre vie ensemble, de notre mariage, de sa maladie que nous avions appris la connaissance après un banal examen médical au jour de sa mort sur son lit d’hôpital. Les médecins m’y avaient préparé un peu froidement mais qui étais-je pour leur apprendre une manière d’annoncer de telles choses ? Personne ! La vengeance ? Pourquoi ? Les médecins avaient fait tout ce qu’ils avaient pu avec les moyens médicaux et humains dont ils avaient disposé. Auraient-ils pu la sauver aujourd’hui ? Je n’en sais rien et je ne souhaite pas y penser.

La descente a continué, je me suis éloigné de mes proches, du jour au lendemain, j’avais cessé de parler à mes frères et sœurs, j’avais envoyé chier ma mère pour une raison à la con. Une histoire de papier sans doute, mon cerveau se déconnectait petit à petit. Le sens que des responsabilités que j’avais dû acquérir très jeune -après le départ de mon connard de père pour une nana plus jeune-, étaient foutue le camp elles aussi. Je sortais de plus en plus, m’accrochais avec des mecs pour un oui ou pour un non. Les derniers en date ? Deux supporters de foot qui gueulaient un peu trop à mon gout. Je leur avais jeté mon verre en pleine face du plus chauve des deux, cela s’était terminé par une baston sur le parking. Une face tuméfiée, une lèvre ouverte pour moi, eux un plus sale état, je pense car, je n’ai plus recroisé leur chemin depuis. J’étais devenu un robot, montrant que mon cœur n’était fait que d’acier, baisant des putains face contre le mur pour ne pas croiser leur regard et ainsi qu’elles ne me fassent penser à ma douce Eva désormais au ciel …

Tu étais arrivée dans ce bar où j’avais mes habitudes, habillée comme un ange dans ta robe blanche digne d’un ange. Tu t’étais moquée dans un premier temps de mon air bourru, tu avais tapoté mon visage et caressé de tes fins doigts mes tempes avant de venir m’embrasser, imprégner mes poumons de ce souffle de vie dont ils manquaient cruellement. Mon palpitant que je croyais éteint depuis la mort de mon épouse à la suite d’une pénible maladie, c’était remis à battre pour toi. Tu disais te prénommer Mariah et je te croyais. Ces sentiments que je pensais enterrés avec Eva avaient été réactivé en ta présence. Moi qui ne me croyais ne plus être capable d’aimer, je m’étais trompé. Je voulais te protéger, te toucher, t’embrasser toi la princesse aux cheveux cuivrés. Petite tornade dans ma vie, je ne faisais que te chercher, t’appeler avant que tu ne viennes écouter mon désespoir, penser mes plaies. Tu aurais pu en avoir rapidement marre mais, tu avais tout fait pour que je regarde à nouveau la vie autrement. Il y avait le sexe évidement même si au début, tu chevauchais ma carcasse presque inerte alors que je bandais déjà énormément pour toi, la petite étudiante au corps frêle qui semblait si fragile. Il n’y avait pas que cela en vérité, on sortait énormément, tu m’entrainais dans des endroits sympas que je ne connaissais pas mais où toi tu avais le sourire, ton si joli petit sourire à me faire fondre. Tu m’entrainais dans Prague comme s’il s’agissait de ta ville alors que tu savais très bien que ton petit accent me faisait craquer. Tu avais à me reconstruire, l’épave redevenait homme. J’avais pris le gout de venir te chercher au travail, te déranger et te distraire alors que tu avais le nez plongé dans tes livres pour tes études.

Notre dernière étreinte, cette nuit-là, avait été passionnée douce mais forte aussi à la fois, je m’étais plongé à nouveau dans ton regard, le pétillement de ton regard m’avait toujours fasciné, je t’avais demandé un soir comment tu faisais et tu m’avais répondu avec un petit rictus joueur que c’était un secret. Cela m’avait amusé et je t’avais enlacé. Cela m’aurait suffi : juste m’endormir ainsi contre toi mais, la fougue nous avait encore emporté, laissant nos corps s’exprimer nous avions baisé à en perdre haleine. Nous nous étions endormis, semble-t-il heureux, laissant nos chairs se reposer.

Mes paupières se sont finalement ouvertes, j’ai de nouveau regardé les quelques mots que tu as griffonnés sur la page blanche que tu as pliée avec soin et qui porte encore légèrement encore ton odeur. Pourquoi m’as-tu fait cela à ton tour ? La rage au ventre, je me lève, jette nonchalamment ton mot sur le matelas, voilà quatre – cinq jours que tu es partie en ne me laissant que ce message. Entre-temps, je suis allé travailler, reboire un verre sans pour cela baiser la première venue comme avant, j’avais juste besoin de m’enfermer à nouveau dans ma bulle pour souffrir et réfléchir. Aujourd’hui, je suis décidé à te retrouver pour avoir une explication que je pense mériter. Tu m’as sauvé déjà une fois alors pourquoi me laisser-là comme ça ? Je veux t’aider si tu as des emmerdes, te tendre cette main comme tu l’as fait. La vie est un jeu auquel j’aime jouer, cette fois je te fixerai les règles, mes règles ! On m’a donné des pistes d’où commencer, cela sera à l’étranger ! J’ai démissionné, laissé une lettre signée et écrite de ma main à ma famille, je me suis excusé d’être devenu l’ombre de moi-même mais, il faut que je te retrouve désormais. Cela passera par Budapest ! Le billet d’avion est imprimé, le sac bouclé, un dernier aurevoir à Eva a été fait, une larme a été versée mais je sais qu’elle aurait souhaité que je le fasse juste pour savoir qui de mon cœur qui me dit de t’aimer ou de mon âme de te haïr pour m’avoir menti, a raison. L’autre grosse étape dans ce nouveau pays, sera pour moi de dénicher un chantier ou une entreprise prête à m’engager, j’ai peu de soucis à me faire pour cela, des soudeurs on en a toujours besoin. C’est sans regret que je rejoins un ami, ce dernier va me déposer à l’aéroport d’où, je décollerai dans quelques heures.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://loudtest.forumactif.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: bojan   

Revenir en haut Aller en bas
 
bojan
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
loudtest :: Tout et rien :: personnage-
Sauter vers: