Tout, rien, n'importe quoi en essais ... (-18)
 
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 Anjelika

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Date d'inscription : 18/03/2018

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MessageSujet: Anjelika   Anjelika EmptyJeu 25 Oct - 16:52

Nouvelle ville, nouvelle vie, je suis décidé à te retrouver. Tu as peut-être besoin de moi dans la capitale de la Hongrie. J’ai retrouvé mes couilles et mon envie de vivre grâce à toi Mariah. Avant de tenter de te retrouver dans cette ville qui est à peine plus grande que Prague, j’ai dû me mettre à la recherche d’un nouveau job et cela n’a guère été compliqué. Les soudeurs sont assez demandés et c’est une petite entreprise qui m’a donné une chance. J’ai une semaine pour faire mes preuves, cela ne me pose pas de soucis. Niveau logement, ce n’est pas la joie, en attendant mieux, je crèche dans un hôtel assez miteux, j’ai pour colocataire quelques cafards, j’en ai vu ce matin non loin de mon lit. Le point positif c’est que ce n’est réellement pas cher comme piaule. J’ai un toit, un placard pour mes affaires et une douche, cela me suffit pour le moment on va dire. Pour mon premier chantier, j’ai un peu de chance, je dois aller aider une équipe au zoo. Parfait pour un ours assez mal léché tel que moi. J’ai rendez-vous au tout début de l’après-midi, il faut laisser le temps aux soigneurs de sortir les animaux ou les rentrer pour pouvoir travailler en paix et j’avoue que je ne me vois pas commencer à souder avec un tigre au cul. Être au cul d’une tigresse humaine, je ne suis pas totalement contre mais sincèrement avoir une bestiole carnivore qui fait aisément quatre fois mon poids au minimum et va me considérer comme un amuse-gueule comme surveillant des travaux finis, heu non merci. En plus de cela, je ne suis pas certain que l’assurance du parc intervienne en cas de pépin. Le temps est frais, je l’ai remarqué dès que je suis sorti de l’hôtel, je pense que c’est parfait pour souder. Je place mon sac qui contient mon masque, des gants et quelques bières sur l’épaule, je vais prendre le bus que l’agent d’accueil m’a conseillé. Putain, je n’aime pas ça : à savoir dépendre des autres pour m’y retrouver dans une ville et c’est déjà le cas. Le trajet est assez lent et morose, il me fait penser à toi Mariah, chose que je ne souhaite guère pour le moment même si ce n’est que l’histoire de quelques minutes tout au plus …

Un soupire s’échappe de mes lèvres, les arrêts de bus s’enchainent, vivement la voiture, en prendre une de location me reviendrait aussi cher que d’en acheter une d’occasion et pour le moment, je n’en ai point les moyens. Je vis quelques réserves que je peux avoir. C’est assez maigre toutefois et je sais que je ne peux pas me permettre de folie tel une bagnole ou je ne sais quoi encore d’onéreux. En attendant de trouver une caisse qui serra semblable à une poubelle sur quatre roues, je sais que je dois me contenter des transports en commun. Ces derniers puent la transpiration, l’alcool et un tas d’autres horreurs que je n’oserais nommer. Je ne sais dans quel enfer je me suis trainé pour toi mais maintenant que j’y suis et que l’espoir de te retrouver subsiste, j’y reste et m’y accroche. Je suis ton Seiya et tu es mon Athéna. Pour le premier nommé, l’espoir et le courage ne font qu’un et je pense que c’est parfois une bonne leçon pour certains gamins. Je suis comme lui, prêt à tout pour tenter de sauver les gens qui comptent pour nous. Dans mon cas c’est toi. Je n’hésiterai pas à utiliser tous les moyens à ma disposition si besoin en est pour toi. C’est le moral gonflé à bloc que j’ai franchi les portiques de sécurité, j’ai dû montrer mes papiers et dévoiler mon sac à un vigile. Ce dernier m’a confirmé que j’étais attendu dans la zone des félins du parc comme m’en avait parlé mon potentiel patron. Sans plan et guidé par de vagues flèches, je marche, essayant de me retrouver dans ce parc aussi gigantesque qu’admirable. Les zoos ont bien changé depuis des années, ils ne sont plus des mouroirs à animaux, ces derniers peuvent gambader à leur guise dans des enclos construits spécialement pour eux et ayant été étudiés par des spécialistes ainsi que des paysagistes. Au loin je peux entendre la ferraille claquer, sentir les émanations d’un échappement de bétonneuse, apercevoir une grue tourner sur elle-même. Malheureusement pour moi, je ne sais comment y aller. Tout est mal indiqué et rien n’est fermé au public. Merde, cela va vouloir dire que je vais devoir travailler … non ce n’est pas vrai … on dirait bien que si, les quidams vont traverser en partie le chantier si rien n’est dévié. Un rapide coup d’œil à ma montre me fait remarquer que je vais être en retard si je ne me bouge pas le cul. On m’a prévenu que si je me perds, je pourrai demander mon chemin à du personnel du centre, ces derniers sont reconnaissables avec certains déguisements, les hommes portent des chapeaux de sorciers à la Harry Potter ou à la Gandalf au choix. Les jeunes femmes, elles, sont coiffées d’une perruque rousse et de je ne sais plus quoi. A quelques mètres de moi, marche une petite rousse, cette dernière se rend sans doute dans un enclos pour aller surveiller le bien être d’un animal. J’accélère le pas pour arriver à sa hauteur. Doucement je pose ma main gauche sur son épaule droite et l’interpelle de cette manière. « Excusez-moi mademoiselle. » Le souffle est assez court, je me sens légèrement gêné d’être perdu, cela ne fait pas spécialement pro mais mon accent parlera pour moi en cas de doute de sa part. Je n’ai pas encore posé mes iris sur son visage qui doit être agacé par un connard de touriste venu lui demander pour la centième fois une même chose. Le temps s’égraine pour moi, j’arriverai sans doute en retard mais, je terminerai le taff en temps voulu, je sais ce que j’ai à faire, j’ai soudé sur des pipe-lines et rien n’a jamais sauté en République Tchèque, je ne vois pas pourquoi cela commencerait ici avec un putain de félin.
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MessageSujet: Re: Anjelika   Anjelika EmptyVen 14 Déc - 13:31

En foulant le sol du parc animalier, un tas de pensées me traversent l’esprit. J’ai toujours rêvé d’en visiter un avec un enfant, une femme, en l’occurrence Eva et notre bambin … Songe qui ne se réalisera jamais car j’ai indirectement le sang de mon ex sur les mains. Après autant d’année les remords me rongent toujours autant. Ils font partie de moi et jamais, je ne pourrai me pardonner.

Je me suis imaginé visiter un zoo avec un enfant, celui que j’aurais eu avec Eva … si seulement, je n’avais pas fait le con. Je me suis toujours senti coupable de ne pas être allé la chercher, d’avoir voulu m’entrainer.

Le Zoo. Dans la file pour acheter un billet, elle se perd dans ses pensées. Le bruit des animaux en fond, de la foule. Elle entend les discussions animées, des enfants qui tirent leurs parents. Des familles qui cherchent les prix avantageux. Qui rêvent déjà de tous les animaux qu’ils pourront voir aujourd’hui. Elle sourit malgré elle en voyant une petite fille poser beaucoup de questions à son père sur les singes. Amusée de l’enthousiasme qui se répand, elle avance doucement. Aujourd’hui, c’est jour de fête. Pour Halloween, les membres du personnel sont déguisés, simplement mais efficacement. Les mains dans les poches de sa veste, elle ne peut s’empêcher de sourire en voyant que tout le monde a fait l’effort. Quand c’est à son tour, elle fait d’ailleurs un compliment au garçon à la caisse qui a l’air extrêmement fier de lui montrer son chapeau. Elle rit et paie sa place, le laissant s’occuper des clients suivants. C’est une journée animé, remplie, elle disparaît aussi vite qu’elle est apparue. Son visage de poupée ne la laisse jamais être invisible bien longtemps. Mais elle a perfectionné l’art de ne pas se faire voir. Elle a toujours aimé être celle qu’on ne remarque pas. Contrer les plans cosmiques. Elle sourit en avançant sur le chemin conseillé. On lui donne un plan, elle le prend mais ne le regarde pas, préférant aller au gré des chemins et de la foule, curieuse de tout voir sans rien chercher en particulier. Elle ne sait même pas tout ce qu’il y a comme animaux dans le coin. Elle sait qu’il y a des éléphants, et des serpents. Elle est plutôt tentée de voir les deux. Un couple la dépasse, visiblement en rendez-vous, et elle observe l’homme une seconde. Manipulatrice, petite araignée, elle ne sort pourtant pas ses toiles. Briser un couple, c’est facile. Mais elle a le temps. Elle ne fait rien. Mais se dit que si elle les croise encore, ce sera le destin et qu’elle devra le faire. Elle sourit, malicieuse, vilaine fille qui le sait parfaitement.

Même les clients sont venus déguisés et elle s’amuse de l’innocence des enfants alors qu’elle avance. Elle croise des animaux en tout genre, s’arrête une seconde avant de repartir. Bientôt, des travaux se font voir. Elle s’arrête, observe la grue. Visiblement, c’est en rénovation. Pourtant, les gens passent sans soucis. Pas en activité aujourd’hui ? Amusée, elle s’apprête à s’avancer de nouveau quand une main se pose sur son épaule. Aussitôt, elle se tend, son corps se crispe et elle s’immobilise. Ennemi ou ami ? Personne ne connaît son lien avec Jakov, personne ne sait ce qu’elle fait. Une part d’elle a pourtant toujours peur de voir un jour un ennemi de son frère venir la passer à tabac. Les risques du métier. Petite enfant manipulatrice, qui aime briser les cœurs et les corps, elle ne s’est clairement pas fait que des amis non plus. L’un ou l’autre, elle n’aimerait pas croiser quelqu’un qui lui voudrait du mal. Elle inspire doucement et plaque un sourire sur ses lèvres, l’innocence sur les traits de gamine. Elle se tourne vers l’inconnu. « Oui, est-ce que je peux vous … » Elle s’immobilise. Son sourire lentement disparaît. Ce regard bleu comme l’abime, ces traits, ces cheveux en bataille. Elle les connaît très bien. Victime, jeu facile. Il était fragile ; cible bien trop tentante. La souffrance faite homme. L’épave sans capitaine. Elle recule aussitôt, comme s’il l’avait brûlée ou giflée, refuse le contact de sa main sur son épaule et prend une distance de sécurité d’un pas. « Bojan. » Elle le regarde, méfiante. Qu’est-ce qu’il sait ? Pourquoi il est là ? Il l’a suivie ? Elle ne le pensait pas stalker. Mais il est fragile, désespéré. Un homme brisé est capable de bien des choses. Elle réfléchit à toute allure. Quoi faire ? Que dire ? Est-ce qu’il vient se venger ? Est-ce qu’il vient exiger des réponses ? Est-ce qu’il sait qu’elle n’est pas celle qu’elle a prétendu être ? Cette inconnue lui glace le sang. Elle déteste ne pas savoir. Elle a fait de la collecte d’informations son métier, elle contrôle tout, elle sait tout. Elle connait Budapest et ses habitants, elle sait tout ce qu’il se passe. Alors pourquoi lui. Pourquoi est-il un fichu grain de sable dans l’engrenage ? Elle grimace et croise ses bras contre sa poitrine. Geste inconscient de protection, refusant de perdre le contrôle de la situation. « Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu me suis ? » C’est un peu flippant. Aussitôt, elle se replonge dans la peau de l’étudiante, de Mariah. Jolie Mariah, l’innocence, la douceur. Le feu et la glace dans un corps. Jolie Mariah qui pense que son Bojan la suit comme un psychopathe. C’est plausible. Tout est plausible. Tant qu’elle ne sait pas ce qu’il fout là, putain.
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Anjelika
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